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MuM’Orsay
Le 6 octobre prochain, la Fondation Art Explora et le musée d’Orsay inaugureront le MuM’Orsay, quatrième camion culturel itinérant de la Fondation, développé en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Après le MuMo x Centre Pompidou, le MuMo Collections et le CinéMo, le MuM’Orsay rejoint la flotte des muséesmobiles fondés par Ingrid Brochard. À chaque étape, il propose gratuitement une exposition, des visites accompagnées et des ateliers de pratique artistique, au plus près des habitants.
Pour sa tournée inaugurale, le MuM’Orsay parcourra la région Auvergne-Rhône-Alpes, en collaboration avec les collectivités, les structures culturelles et les associations locales.


2/ Alphonse Osbert, Musique et danse, vers 1900
Exposition « Le Grand Bal » en Auvergne-Rhône-Alpes
Pour sa tournée inaugurale, le MuM’Orsay célèbre les 40 ans du musée d’Orsay avec Le Grand Bal, une exposition consacrée aux fêtes, aux danses et aux bals du XIXe siècle.
À la campagne, les traditions festives se perpétuent au rythme des saisons. Les villes, transformées par les évolutions du travail, des transports et des modes de vie, voient apparaître de nouvelles formes de loisirs et de sociabilité. Bals et carnavals, fêtes de village, célébrations religieuses, soirées à l’opéra et réceptions officielles rythment la vie sociale.
Au-delà de ces réjouissances, l’exposition explore ce que la fête révèle d’une époque en pleine mutation. Elle donne à voir les distinctions sociales, de l’opulence des salons aux guinguettes populaires, mais aussi les évolutions politiques, urbaines et techniques qui transforment la société. L’éclairage électrique, les débuts de la photographie et l’essor du cinéma renouvellent les manières de représenter le mouvement, les foules et l’énergie de la danse.Peintures, sculptures, dessins, photographies et films composent ainsi un parcours immersif autour d’un élan universel : celui de se réunir, de danser et de faire la fête.
Avec les œuvres de Jacques Becker, Jean Béraud, Giovanni Boldini, François-Rupert Carabin, Jean-Baptiste Carpeaux, Alexandre Charpentier, Eugène Carrière, Camille Corot, Charles Cottet, Henri Dabadie, Edgar Degas, Georges Garen, Paul Géniaux, Henri Gervex, Henry Lemoine, les frères Lumière, Georges Méliès, Adolphe Meyer, Alphonse Osbert, Charles Pillet et Jean Renoir.
Une exposition imaginée par Édouard Papet, Conservateur général Sculpture, et Estelle Bégué, Chargée de projets hors-les-murs.Retrouvez prochainement l’itinéraire du MuM’Orsay en Auvergne-Rhône-Alpes !
Photos
Itinéraire
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Le camion passera-t-il bientôt dans ma région ?
Les ressources
Présentation du camion-musée

Cette collaboration laisse toute leur place aux oeuvres exposées. Le camion a été imaginé comme un outil multifonctionnel, simple et adaptable à différents usages autour de trois espaces : la loggia, la salle d’exposition et l’alcôve. La loggia s’ouvre vers l’extérieur comme une scène de théâtre pour accueillir le public. La salle d’exposition est le coeur du dispositif, un espace épuré dans lequel les éléments techniques sont cachés afin d’éviter les perturbations visuelles face aux oeuvres. L’alcôve est l’espace surélevé en prolongement de la salle d’exposition, il peut être une salle de projection avec assises, accueillir des sculptures ou être une oeuvre en soi, imaginée par Krijn de Koning.



Interview des designers
Comment avez-vous abordé ce projet de camion-musée pour le Centre Pompidou ?
Isabel Hérault : Nous avons abordé ce projet selon deux axes, le premier concernait ses aspects techniques : nous avons envisagé toutes les possibilités offertes par le camion, ce qui nous a conduit à étudier le fonctionnement de différents types de camions existants (pompiers, tour de France, etc.), puis nous sommes allés chez le constructeur avec lequel nous avons beaucoup échangé.
Le second axe concernait les fonctionnalités d'un camion-musée : comment réussir à en faire un « vrai » musée en dépit d'une surface réduite, tout en prenant en compte les spécificités de l'offre du Centre Pompidou depuis ses origines, notamment sa pluridisciplinarité ? Nous souhaitions que l'espace d'accrochage du camion s'approche au plus près des caractéristiques de l'espace muséal afin de présenter les œuvres dans des conditions optimales : la salle d’exposition est blanche et épurée, les éléments techniques sont cachés et les œuvres sont accrochées sur les parois sans dispositif apparent. La technique s’efface au profit des œuvres.
Partant du fait que le Centre Pompidou est bien plus qu'un lieu d'exposition, nous voulions aussi restituer à petite échelle un dispositif permettant d'organiser performances, concerts, projection de films, ateliers pour enfants.
J'aimerais que nous parlions de la loggia qui est un des points forts du projet...
I.H. : La loggia est pensée en priorité comme un lieu d'accueil, un espace tampon qui protège le musée de l'extérieur. (...) Elle évoque un stand de foire revisité, à la fois attractif et joyeux, avec l'enseigne au-dessus et cette couleur rouge qui crée un point focal. Elle est dotée de fonctionnalités très pragmatiques, avec ses vestiaires installés de part et d'autre pour que l'on puisse laisser son manteau. Pour nous, le seul fait de retirer son manteaux avant d'entrer dans la salle d'exposition permet de se rapprocher des conditions d'un musée (du moins en termes de ressenti). L'hiver, cet espace est fermé par un rideau translucide laissant passer la lumière et l'isolant du froid et de l'humidité. La loggia a vocation à servir d'espace de médiation, on peut y organiser des ateliers pour enfants et accrocher leurs travaux. On peut aussi projeter des films depuis la loggia. C'est un espace annexe qui peut proposer toutes les fonctionnalités qui ne sont pas liées à l'exposition.
Vous réalisez ce projet en binôme avec le plasticien Krijn de Koning, comment travaillez-vous ?
I.H. : (...) Cette collaboration avec Krijn de Koning a été définie dès le début du projet : Hérault Arnod travaillait sur la conception générale du camion-musée, Krijn de Koning prenait en charge la couleur du MuMo ainsi que son mobilier. Ce qui correspond à un champ qui est celui de son travail de plasticien dont l'oeuvre aborde la question de la couleur, du volume, de l'interaction avec l'architecture. (...)
Krijn de Koning : Comme le dit Isabel, je me suis concentré sur la couleur, cette dernière étant présente à l'extérieur et à l'intérieur du camion, j'ai également travaillé sur des blocs qui peuvent servir de siège ou de petite table. Ces blocs ont aussi une vocation esthétique lorsqu'ils sont rangés contre le mur de l'alcôve: ils forment une composition colorée et interagissent avec l'environnement du camion.
Vos différents projets traversent une multiplicité de « situations » architecturales à partir desquelles vous intervenez (bâtiments historiques, espaces domestiques, galeries d'art et musées, jardins ), la couleur est souvent partie prenante de cette réflexion, quel rôle joue-t'elle dans les projets, sachant que vous l'avez parfois qualifiée d' outil visuel ?
K.d.K. : Utiliser la couleur permet d'attirer le regard et l'attention sur la réalité qui nous entoure, en cela on peut dire que la couleur constitue un outil visuel. Je trouve toujours fascinant qu'un espace architectural puisse changer radicalement de statut et offrir une perception totalement différente grâce à une fine couche de peinture de couleur.














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